Home Sweet Home

mai 21, 2010

Carrelage de la terrasse : le making of

Classé dans : Construction, Côté jardin, Finitions, Technique — hsh @ 9:21

Pour ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents, nous avons construit une terrasse devant la baie vitrée. Si le gros œuvre ne nous a pas fait trop nous poser de questions, il nous a fallu un certain temps (voire un temps certain) pour savoir ce qu’on allait faire sur la dernière couche : du bois, du carrelage ? Pose droite ou diagonale ? Et puis qu’est-ce qu’on en sait nous ? On n’est pas du métier, on n’a jamais carrelé de terrasse et si on se trompe, on va avoir des regrets jusqu’à ce qu’on la refasse…

Allez, on demande à des pros ! 3 carreleurs sont donc venus à la maison évaluer la quantité de travail et nous donner des conseils. Les prix varient beaucoup, de plus de 50%. La TVA à 5.5% n’est pas toujours appliquée, à cause du status d’autoentrepreneur parfois, ou à cause d’une complication comptable supplémentaire. En ce qui concerne la pose, 2 possibilités :

La pose droite : La plus simple, la moins chère aussi. Elle consiste à poser les carreaux parallèlement aux murs. Il y a globalement moins de découpes, et par suite moins de quantité de carrelage à acheter (compter entre 5 et 10% de plus que la surface à carreler)

La pose diagonale : Les rangées de carreaux sont posées en formant un angle (souvent de 45°) par rapport aux murs. Il en résulte une rupture des lignes trop droites ou perpendiculaires. Dans le cas d’une terrasse comme la notre, la surface carrelée n’est pas entourée de murs. Pour éviter les découpes trop tranchantes, on a alors recours à une « pose en tapis » qui consiste à entourer toute la surface carrelée avec une rangée de carreaux en pose droite, et de remplir l’intérieur de ce « tapis » avec une pose diagonale. De cette manière, on arrive sur le bord de la terrasse avec un carreau plein et donc pas de découpe tranchante. Compter entre 15 et 20% de carrelage en plus de la surface à carreler car les découpes sont systématiques pour la partie pose diagonale. Il y a aussi un surcout dû à la pose plus compliquée et aux découpes plus nombreuses.

La pose décalée (droite ou diagonale) : Utilisée principalement quand les carreaux ne sont pas carrés mais rectangulaires et généralement 2 fois plus longs que large, cette pose permet de rompre les lignées créées par les alignements de carreaux.

Pour nous, ce sera de la pose droite pour cause de budget, et du fait que la pose diagonale aurait donné l’impression d’un terrasse rétrécie. De plus, avec une pose droite, les éventuelles extensions sont plus simples à mettre  en œuvre.

Le chantier a duré 2 jours, et encore… Le premier jour, dans la matinée, le carreleur est venu déposer un peu de matériel ainsi que les carreaux.

Afin de gagner du temps sur le lendemain, il a pris les niveaux le long des murs. Un amateur comme moi aurait cherché à tracer le niveau le plus bas possible, mais en fait peu importe à quel niveau on le prend, il suffit de redescendre à la verticale d’une distance égale…

Le lendemain, débarquement des 2 carreleurs vers 8h ! rude pour nous pauvres employés de bureau qui commençons à 9h.

Après un rapide nettoyage de la surface de la terrasse, la première étape est de positionner des plots de mortier pour définir la pente, et l’épaisseur de la chape de mortier

Et pour ne pas avoir de problème quand il pleut, il faut vérifier que la pente est suffisante et dans le bon sens. « Suffisante », c’est en général 1% (1cm par mètre), mais en fait, du moment que la pente existe, c’est OK. Je crois que sur la plus grande distance, nous avons une pente de 4cm, ce qui est plus proche de 0.5%.

La méthode est simple : on fixe une ficelle au point le plus haut de la terrasse, on la tend bien fort au point le plus bas, et on vérifie qu’elle frôle tous les plots entre les 2 points de référence. Il est important de vraiment bien tendre la ficelle, sinon celle ci fait un ventre et c’est raté !

On parle de plots de mortier, mais du mortier, il en faut beaucoup ! Il en faut non seulement pour les plots, mais aussi pour remplir tout le reste de la chape. Alors, quand on est un professionnel, on a des outils de pros.

Je sais pas bien comment on appelle cet engin, mais c’est une espèce de bétonnière couplée à une pompe à béton. Le résultat part par le gros tuyau qu’on voit sortir sur le côté de la machine.

Et au bout du tuyau, un objet extraterrestre

Cette espèce de truc à 3 pattes m’a replongé dans mon enfance traumatisée par la série télévisée « Les Tripodes » dont je n’ai pas vu la fin. Pour ma psychothérapie il faudrait ptet que je lise le bouquin…

Revenons à nos moutons. Cet objet horrible sert à recevoir le mortier envoyé à haute pression dans le tuyau, sans quoi il serait probablement projeté sur le toit des voisins, où il nous serait sans doute moins utile. En effet, la pompe est capable de pousser du béton à une hauteur de 25 étages selon l’un des carreleurs, ou peut être 15, je ne me souviens plus. Quoi qu’il en soit, 15 étages, ça fait déjà 45 mètres, et c’est déjà beaucoup.

Une fois que les plots sont en place, on va les relier par des « cordons » de mortier qui vont servir de guides par la suite

On se retrouve alors avec des zones vaguement carrées, entourées des fameux cordons de mortiers ayant déjà la bonne pente. Il faut maintenant remplir le milieu.

Pour cette opération de « tirage de chape », on utilise des règles en aluminium, très légères et on s’appuie sur les cordons de mortier. Mais pour ne pas les creuser au passage de la règle, les carreleurs étalent dessus des feuillards en acier, très fin. Il semblerait qu’il s’agisse de mètres de tapissiers, mais j’ai plutôt trouvé cela sous l’appellation de « règles de colleurs »

Une fois la chape tirée, le travail le plus délicat est fait ! On laisse un peu prendre avant de commencer la pose des carreaux.

Pour les carreaux, vu qu’on a un certain nombre de cartons qui vont avoir des teintes un peu différentes, une précaution consiste à mélanger les carreaux de plusieurs cartons pour ne pas se retrouver avec des zones de teintes différentes sur la terrasse une fois finie. Une autre précaution qui vaut surtout pour notre modèle de carreaux aux bords irréguliers (Levan), c’est de préparer tous les cartons de carreaux dans le même sens, ce qui permet de poser les carreaux tous dans le même sens aussi.

Où commencer pour la pose des carreaux ? Pas du bord ! Les carreleurs ont l’expérience ce qui fait qu’ils font le choix de la pose initiale sans même y penser. Pour le coup, ils ont pris depuis un bord extérieur de la terrasse, en retrait d’une rangée de carreaux.

Pour ne pas abimer la chape toute neuve, des contreplaqués sont posés afin de répartir la charge des poseurs sur une plus grande surface, façon raquette à neige. La première ligne de carreaux sera posée le long de cette ligne bleue.

Les carreaux sont collés avec un ciment étalé sur la chape, puis humecté et lissé au peigne à colle

La pose peut commencer.

Une règle métallique est utilisée comme taquet d’alignement du carrelage

Le carreaux est posé le long de la règle, puis lâché et tapé pour que la colle pénètre bien dans les dessins du dos de chaque carreau.

Une équerre complète l’équipement pour pouvoir poser bien droit.

Et pendant qu’il y en a qui bossent, d’autres regardent et ne comprennent pas ce qui se passe. « On ne pourra plus se rouler dans la poussière de ciment ? » m’ont confié les chats inquiets. « La poussière change, mais elle sera toujours là » les ai-je rassurés.

Quant ils sont lancés, les poseurs avancent à toute vitesse !

Pour corser un peu la pose, on a les aérations du vide sanitaire qui nécessitent des découpes rondes. Comment font-ils ? Avec un outillage de précision bien entendu…

Une disqueuse avec un disque diamant. Le leur était sectorisé, mais les fentes entre les secteurs étant très étroites, ils ne gênent pas pour découper les carreaux.

Et pour les coupes droites, c’est la traditionnelle carrelette qui est utilisée.

Quand je me remémore ce que j’ai pu en ch… pour la salle d’eau je trouve leur aisance à manipuler l’engin presque indescente…

Pour ce qui est de la pose, c’est fini, mais le travail ne s’arrête pas là ! Il reste encore les joints et la finition de bord de chape, et le nettoyage aussi :)

Et pour que la colle se répartisse bien, les carreleurs utilisent un engin vibrant à roulette. Oh non, pas d’idée déplacée, je vous vois !

La chape dépassent volontairement de la terrasse, mais ce surplus doit être éliminé. Avant qu’elle ne soit trop dure, on peut le faire avec une simple truelle

Et la plante dans le coin de la terrasse, c’est (c’était ?) une verveine de Madagascar qui n’avait rien demandé, et surtout pas un traitement au mortier… Une fois que nous avons repris possession des lieux, nous avons tenté de sauver la pauvre martyr.

Pour les joints, un mortier spécial est préparé à partir d’un sable différent de celui de la chape. On m’a fait jurer de ne pas dire de quel sable il s’agit donc je vous donnerai le numéro du carreleur si vous souhaitez entrer dans la confidence.

Ce sable est très fin et très sec. Il ne s’agglomère pas comme celui utilisé pour la chape (qui était du sable lavé très standard). Et un seul seau suffira pour faire les joints de toute la terrasse !

Préparation du mélange ciment-sable dans un seau de chantier standard, en mélangeant d’abord grossièrement à la truelle.

Puis pour gagner du temps et obtenir un mélange homogène, on rajoute de l’eau et on utilise un malaxeur très standard.

Le mortier assez liquide est alors versé sur la terrasse sans prendre de disposition particulière. C’est bien celà que vous pouvez voir sur la photo ci-dessus et non une déjection du cracoucass.

On étale ensuite à la raclette la pâte à joint en faisant des aller retour pour bien remplir les espaces laissés entre les carreaux.

Et pour finir les bords, le long du mur, c’est à la langue de chat, histoire de pas tout beurrer avec la raclette.

Après tout ça, les travailleurs acharnés n’en sont pas moins méticuleux. Phase de nettoyage du surplus de pâte à joint obligatoire.

Et pour éviter que la chape ne se tire à la première pluie ou je ne sais quelle autre cataclysme, une finition à la pâte à joints est appliquée à la truelle sur tout le tour extérieur.

Et voilà une belle terrasse finie !

Un peu de repos histoire que tout sèche correctement et bientôt, on pourra la baptiser en faisant une grosse fête avec des grillades et de la musique pour faire plaisir aux voisins :)

février 14, 2010

L’ingéniosité dans la pose de parpaings

Classé dans : Technique — hsh @ 7:31

Je suis un néophyte dans la pose de parpaings, c’est un fait ! Pourtant vous avez pu lire ici même que nous avons dû nous y mettre pour la construction de notre mur de clôture. C’est à cette occasion d’ailleurs que j’ai pu constater que la quantité de mortier qui passe dans l’assemblage des parpaings était largement au dessus de mes prévisions… A ma décharge, je ne suis pas du métier, on se rassure comme on peut.

Vu qu’un de ces 4 on risque de devoir en monter d’autres, de ces merveilleux blocs béton, je suis en constante recherche d’infos pratiques, de techniques de sioux pour aller vite et consommer moins, réduire mon impact sur l’environnement en diminuant le nombre de camions de sable et de ciment qui seront nécessaires, bref… à moins me faire ch… ! Et c’est au détour d’Internet, une fois de plus, que j’ai trouvé une idée ré-vo-lu-tion-naire ! J’ai cité : un gabarit pour poser les cordons de mortier sans trop en gâcher (jeu de mot de maçons, pardon) ! Voyez plutôt :


Technique de montage des parpaings
envoyé par maisonpassive. – Découvrez plus de vidéos de mode.

Pour résumer, 2 morceaux de cornière de 40mm x 40mm, disons 1m de long, et 2 morceaux de tube de 20mm x 35mm, eux aussi de 1m de long. 2 « poignées » en tube métallique de la section que vous voulez, sur 29cm de long. Pourquoi 29cm, sachant qu’un parpaing fait 20cm de large et que les tubes font 40mm de coté ? J’ai pensé que d’avoir un jeu « fonctionnel » de 1cm pouvait servir pour pas galérer à introduire et retirer le gabarit. Maintenant, vous pouvez essayer de mettre moins. Peut-être que 5mm suffisent… Soudez le tout selon le dessin ci-dessous.

plan de montage
En turquoise, les tubes de 20 x 35, en rose les cornières de 40, en bleu les poignées, et les traits verts sont les soudures.
Promis, dès que j’ai un prototype et que je dois monter des parpaings, vous aurez de mes nouvelles !

décembre 22, 2009

VMC

Classé dans : Sick Sad World, Technique — Daria @ 2:08

Ventilation Mécanique Contrôlée… 3 mots qui font rêver ? Pas vraiment non…

Nous avons découvert un jour que notre VMC n’a pas été bien installée (vive la sous-traitance)… et comment nous sommes-nous rendus compte de ça ? Hum ? Eh bien en cherchant pourquoi notre salle d’eau était trop humide, tout simplement.

Alors évidemment décider de se pencher sur le problème d’humidité d’une salle d’eau demande un peu de temps et d’énergie car pour atteindre le cœur du problème il faut se glisser dans les combles… tout un poème… et ramper à la recherche de la défaillance.

Déjà contrairement à la première fois il y a quelques mois, le soucis ne venait pas du fait que le tuyau raccordant la salle d’eau à la VMC était débranché (ça c’était trop facile)… non là tout était en place… alors faufile toi jusqu’à la VMC… RAS… faufile toi jusqu’à la bouche de la salle d’eau… Et là « oh de l’eau… mais comment elle est arrivée là ? »… soulève la laine de verre, trifouille par-ci puis par-là, gratte toi la tête pour réfléchir puis les bras, les jambes, le cou « rhhaaaa c’est affreux la laine de verre »… retourne en rampant jusqu’à la VMC… débranche les tuyaux pour voir si ça aspire partout pareil… oui… retourne à la bouche de la salle d’eau et par hasard (il en faut un peu dans ces grands moments de solitude) déplace le tuyau et rends toi compte qu’il est plein d’eau !!!

Et cette découverte quoique fâcheuse explique tout : Le tuyau s’est rempli d’eau et du coup l’air ne passe plus.

Alors on vide toute cette flotte… 3 à 4 litres tout de même… et on redescend tout content d’avoir résolu le problème.

Sauf qu’en discutant avec le constructeur on apprend que les tuyaux qui circulent dans les combles doivent être en pente régulière pour éviter que de l’eau puisse rester dedans… bref ce qui n’a pas été fait chez nous !

Alors je suis retournée dans les combles arranger les tuyaux des WC, salle de bain et salle d’eau comme il faut… toujours un plaisir de ramper la-haut :-)

Les mois passent… et puis un jour on soupçonne que le tuyau qui relie la salle d’eau à la VMC est de nouveau plein d’eau… je monte vérifier et BINGO avec en + un petit bonus : Le tuyau qui va de la VMC à dehors est débranché (notre VMC serai-elle vivante ?)… reconnecte, vide, rattache le tuyau bien en pente… et note dans un coin de ta tête qu’il faudra remonter vérifier régulièrement parce que décidément cette VMC est joueuse !

Alors je ne sais pas si c’est la VMC, la longueur du tuyau dans les combles ou mon penchant pour les douches bien chaudes ou les 3… mais ça cloche : Quand je me douche on a du mal a y voir clair dans la salle d’eau tellement il y a de la vapeur… cette vapeur est aspirée par la VMC… mais dans les combles il fait froid, très froid… la vapeur n’a pas le temps d’être évacuée de la maison car avec le choc thermique elle se change aussitôt en eau… CQFD.

Du coup j’assume… je vais régulièrement m’assurer que tout est opérationnel… et puis j’essaie de prendre des douches moins chaudes… en plus c’est + économique et assez dans la mouvance Save The Planet. En parlant de La Planète… va falloir qu’on fasse tout notre possible au quotidien parce que vu l’inefficacité des dirigeants de ce monde il y a de quoi s’inquiéter… et au rythme où ça va aller je ne vais pas avoir le temps d’économiser assez de sous pour aller voir la Grande Barrière en Australie qu’elle sera effacée de la carte :-(

septembre 8, 2006

De l’isolation thermique

Classé dans : Technique — flow @ 8:38

En ces temps de réchauffement de la planète, il est un devoir citoyen de faire ce qui est de notre ressort pour économiser l’énergie et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Et pour économiser l’énergie, commençons par ne pas la gaspiller.

Dans une maison, une part important des dépenses énergétiques est consacrée à nous réchauffer et à nous raffraîchir par rapport à la température extérieure. Cette énergie nous arrive sous forme électrique (cas simple) et se transforme en chaleur par le biais des radiateurs, convecteurs ou radiants. Cette énergie élève la température dans la maison.

Idéalement, rien ne se perd et une fois la maison chaude, on coupe la source d’énergie et la température reste constante. Mais dans la vraie vie, il n’en va pas de même, on s’en doute bien. Dans la vraie vie, tout le monde sait que si la température extérieure est plus basse que la température intérieure, la maison va se refroidir, à une certaine vitesse. Donc pour maintenir la température intérieure par rapport à la température extérieure, il faudra fournir une certaine quantité d’énergie. Et on se doute bien que plus la surface de mur est importante, plus cette quantité d’énergie est importante. On commence donc à entrevoir les paramètres qui vont jouer pour caractériser une isolation.

  • la puissance à fournir (la puissance par définition, c’est l’énergie par unité de temps) en Watt [W]
  • la différence de température en degré [°] (Kelvin ou Celcius, c’est indifférent puisqu’on considère une différence de température)
  • la surface de mur en mètre carré [m²]

On caractérise une qualité d’isolation par sa résistance thermique qui n’est autre que l’inverse de la puissance à fournir pour maintenir une différence de température de 1 degré de part et d’autre d’une surface de 1 mètre carré. Ce rapport noté R est inscrit sur les isolantes thermiques. Plus il est haut, moins il faudra d’énergie pour maintenir la différence de température, meilleure est l’isolation. Et commen en électricité, si on double l’épaisseur d’isolant, on double le rapport, c’est comme mettre les résistance en série. Pour avoir un ordre de grandeur, une épaisseur de 8 centimètres de laine de verre (ou de laine de roche) a environ une résistance thermique de 2 m²°/W, un bloc béton de 20cm d’épaisseur a un R = 0,18 m²°/W (!), un bloc monomur (espère de parpaing alvéolé feuilleté, asez cher) de 37cm d’épaisseur a un R = 2,3 m²°/W.

Maintenant qu’on sait comment juger d’un bon isolant on doit savoir par où s’oppèrent les pertes de chaleur dans la maison. En consultant le site de l’ADEME on constate que sur l’ensemble des pertes, les pertes par le sol représentent 7%, les pertes par les murs 25%, par les vitres 13%, par l’air renouvelé 20%, la toirure 30% et les pont thermiques 5%. Alors je vous entends déjà « C’est quoi un pont thermique ? » Non ? Vous savez tous ? Alors je ne sais pas ce que vous pourrez apprendre sur ce blog :) Bon alors je l’écris pour moi, au cas où j’oublierais, et toujours selon le site de l’ADEME « Pont thermique : zone ponctuelle ou linéaire qui, dans l’enveloppe d’un bâtiment, présente une moindre résistance thermique » En clair, il faut faire attention aux jointures entre les surfaces d’isolants. Par exemple, entre les murs et le plancher, ou entre les murs et le plafond, ou dans les encadrements de fenêtres… C’est plus clair ? Parfait !

Donc le plus gros contributeur de perte, c’est le toit, ou le plafond. Donc on a deux solutions : soit on isole directement sous le toit, pour une toiture rampante (poutres apparentes comme diraient certains humouristes), soit on isole directement sur le plafond du dernier niveau de la maison, sous les fermettes. Les normes disent 20cm de laine de roche déroulée mais c’est en cours d’évolution pour homologuer l’isolation en flocon projeté sur le plafond depuis les combles.

Pour les murs, les techniques diffèrent selon les constructeurs. Certains posent 85mm de laine de verre sur les parpaings, maintenus par une armature métallique sur laquelle on vient fixer une plaque de platre de 13 mm communément appelée BA13. D’autres préfèrent des plaques composées de plaque de platre de 10mm sur lequel est collé (je suppose) du polystyrène de 80mm. C’est une question de goût, de tarif, d’habitude. La pose est moins chère avec le polystyrène… La question est complèxe et nous sommes preneurs de vos retours sur la question (lachez vos coms, comme y disent les djeunz).

Pour les vitres, les encadrements en PVC ou en bois sont maintenant assez bien conçus. Quant au vitrage lui même, le progès à bien fait son travail. On place 2 plaques de verre de 4mm de part et d’autre d’une lame de gaz argon de 16mm. L’isolation obtenue a un R supérieur à 2 m²°/W… pas mal ! On peut aussi avoir un traitement solaire qui permet à la lumière de rentrer mais de limiter les pertes par rayonnement. C’est une protection semblable à ce qu’on a sur les pare-brise athermiques des voitures.

Pour les planchers, en l’occurence surtout entre le rez de chaussée et le vide sanitaire, l’isolation est assurée par des hourdis en polystyrène.

Pour l’air renouvelé…. je ne sais pas ! Dommage, ca représente quand même 20% des pertes ! Je crois que le site de l’ADEME a un dossier bien fait sur l’aération, élément important d’une maison saine.

Les ponts thermiques doivent être étudiés lors de la conception même des techniques de constructions. C’est de la logique, il faut faire attention à ce qu’on fait.

Une fois toute l’isolation réfléchie, on doit pouvoir économiser une grande partie de l’énergie jadis utilisée pour maintenir une douce chaleur dans les frimas de l’hiver. Des que la maison est construite et qu’on passe notre premier hiver dedans, promis, on fait le bilan ici même !

generiert in 0,460 Sekunden. | Powered by WordPress